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Voix blanche chez Green ?

Résumé : Notre article se propose d’examiner le traitement de la voix dans la pratique filmique comme dans la théorie esthétique du cinéma d’Eugène Green. Une première écoute de ses œuvres nous amènerait à qualifier l’élocution des acteurs de compassée, voire de voix blanche. Or, revendiquant un héritage bressonien, Green rejette l’expression de voix blanche lui préférant celle de voix intérieure. Nous dégagerons les raisons d’une telle distinction en montrant comment elle s’inscrit dans une double réflexion sur la fonction de la pronuntiatio théâtrale, d’une part, et sur l’ontologie du cinématographe, d’autre part. La première renvoie à la démarche archéologique du metteur en scène de théâtre s’attachant à retrouver la parole baroque qu’il interprète comme oxymoron de la présence cachée. La seconde se réfère à la définition de l’image cinématographique comme signe et présence réelle. L’articulation de ces deux axes nous permet de penser la voix intérieure comme effet d’une économie du mixage proche de ce que Michel Chion nommait le processus de désacousmatisation mais également de ce que Cocteau nommait le merveilleux direct.
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https://hal-u-bordeaux-montaigne.archives-ouvertes.fr/hal-02901692
Contributeur : Guillaume Dulong <>
Soumis le : vendredi 17 juillet 2020 - 14:30:28
Dernière modification le : mercredi 14 octobre 2020 - 03:46:05

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Guillaume Dulong. Voix blanche chez Green ?. Entrelacs, Laboratoire de Recherche en Audiovisuel - l'Université Jean Jaurès de Toulouse 2, 2014, ⟨10.4000/entrelacs.1402⟩. ⟨hal-02901692⟩

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